L’évolution rapide du monde du travail, des contraintes et exigences qui pèsent sur les salariés, managers et dirigeants amène les organisations à « trouver » de nouveaux paradigmes. Le Management bienveillant est l’un d’eux.

Améliorer son management est une préoccupation permanente. Aujourd’hui je vais partager avec vous un modèle assez récent qui tend à se diffuser dans les entreprises françaises : Le Management bienveillant.

Constat : aujourd’hui  encore, les interactions au travail reposent sur la méfiance et la défiance, sur l’idée que les salariés sont majoritairement réticents à exercer les tâches ou missions qui leurs sont confiées…

Pourtant, la majorité des collaborateurs (dont vous cher lecteur!) est animée du désir de bien faire. C’est cependant au regard du comportement de cette minorité réticente que sont élaborés les principes sur lesquels les salariés seront managé.

Nouvelle tendance de management dans l’ère du temps, le management bienveillant offre de nombreux bénéfices : équipes moins stressées, plus engagées et donc plus performantes ; baisse du stress professionnel, droit à l’erreur libérant la créativité, meilleur engagement et motivation, effets positifs sur la cohésion d’équipe

Comment améliorer mon management par le management bienveillant ?

Le management par la bienveillance consiste à penser « accompagnement des salariés » sur le principe que chacun à a cœur son travail et souhaite évoluer (motivation) dans la maîtrise de ce dernier. La notion de motivation au travail est donc directement reliée avec le principe du management bienveillant. Le travail du manager consistera à expliquer le sens des taches et missions à ses collaborateurs et équipes.

Deuxième piliers du management bienveillant, le sentiment de reconnaissance par le manager mais aussi par ses pairs est essentiel. Je développe ce point plus loin dans l’article. manager la génération Y management bienveillant

Les écueils de cette méthode de management bienveillant…

Le management bienveillant est aussi et à juste titre, l’objet de critiques ! Les managers bienveillants seraient des naïfs ou des inconscients ! Imaginer que le salarié est avant tout un être motivé et proactif envers son entreprise ou organisation serait une erreur ! Et les managers bienveillants n’hésiteraient pas à sévir et revenir rapidement au management « à la papa » plus dur et directif au moindre problème…

En résumé, on resterait bienveillant quand tout va bien et on se soucierait beaucoup moins du bien des salariés pour reprendre une posture dure et bien loin de la bienveillance dés l’apparition de quelques problèmes.

Selon moi ces reproches ne sont pas sans logique. Si la bienveillance ne s’appuie pas sur un cadre d’application solide et ne vise pas au-delà d’un « laisser faire » ses collaborateurs, alors oui la bienveillance peu devenir complaisance et nuire aux objectifs visés par la méthode.

Ne pas hésiter à marier bienveillance et exigence

Il est fréquent qu’au nom de la bienveillance, on laisse faire, on compose avec la nécessité d’excellence de l’organisation pour laquelle on travaille. Ne pas exiger le meilleur possible des personnes que l’on manage ce n’est pas être bienveillant mais plutôt laxiste et non aidant.

Le bon niveau d’exigence consiste à demander à son collaborateur de faire de son mieux, et donc le pousser à dépasser légèrement la limite de sa zone de confort,  en lui témoignant la véritable confiance que l’on met en lui. Lui exprimer qu’on le sait capable de progresser et que l’on est disposé à tout faire pour l’aider à y parvenir.

C’est donc tout l’inverse du management traditionnel ou la méfiance et l’hyper contrôle ne permettent pas à l’autre de progresser. Cela laisse s’installer des conditions facilitant la stagnation et la démotivation à titre individuel et pour les équipes.

Être bienveillant, veiller au bien de l’autre, être exigeant, délivrer des signes de reconnaissance positifs, demande beaucoup d’attention et de confiance envers l’autre. C’est cette posture que le nouveau manager devra trouver et développer (par le coaching de manager par exemple) en l’adaptant à sa personnalité.

Lors de mes recherches pour écrire cet article, j’ai trouvé une maxime simple et explicite :

« Si vous voulez être un manager bienveillant, ne faites jamais à un membre de votre équipe quelque chose que vous n’aimeriez pas que votre boss vous fasse ». Cela me rappelle dans une certaine mesure la règle une des Accords Toltèques qui énoncent 4 règles simples pour améliorer son quotidien et s’appliquent merveilleusement au monde de l’entreprise.

Qu’est-ce que faire preuve d’une “bienveillance exigeante” ?

Respecter un collaborateur, c’est reconnaitre sincèrement sa valeur et lui laisser l’autonomie de libérer cette valeur, de l’exprimer pleinement au travail. Mais c’est aussi être exigeant envers lui !

Avoir confiance, avoir foi en l’autre, être exigeant en fonction des potentiels réels de vos collaborateurs, savoir délivrer des signes de reconnaissance ; c’est là le secret d’un management bienveillant réussi.

Un spécialiste* du management bienveillant relève les items suivants. Ils vous permettront de mesurer à quel point il est facile de percevoir les bienfaits du management bienveillant en termes de motivation et de mieux être au travail :

  • aimez-vous que votre boss vous hurle dessus si vous avez fait une erreur ?
  • appréciez-vous que votre boss ne vous fasse jamais aucun feedback ?
  • aimez-vous quand votre boss arrive régulièrement en retard aux réunions qu’il/elle a avec vous ?
  • trouvez-vous cela agréable quand votre manager regarde son smartphone pendant que vous parlez en réunion ?
  • aimez-vous recevoir un email de la part de votre boss alors que vous n’êtes plus au travail ?
  • trouvez-vous cela professionnel que votre manager soit en permanence en réunion et que vous ne puissiez jamais le/la voir ?

Je trouve ces exemples simples et éclairants. Faites attention de ne pas reproduire les comportements observés chez vos N+ … Cela est connu en coaching, nous l’appelons le reflet systémique… seule la conscience de ce comportement dysfonctionnant vous permettra de devenir simplement et efficacement un bon manager pratiquant la bienveillance (et l’exigence !).

Aller ! Lancez vous et contactez moi si vous voulez aller plus loin dans cette démarche.

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* Gaël Chatelain